oser le bonheur

Oser le bonheur après quelques mois de séparation c’est pas une évidence. Et pourtant j’aime ces petits et grands moments de joie que la vie me réserve :

Une soirée entre amis autour de quelques verres de Gewurtz, d’un Graves ou d’une coupe de champ à refaire le monde, à évoquer nos soirées folles, nos week end et vacances reste mon meilleur remontant.

Un dîner en tête à tête avec une amie fraîchement séparée à blablater sur les hommes, nos vies de célibattantes, notre refus de faire entrer quelqu’un qui laisserait sa brosse à dents à la maison. Nos envies communes de voyages, de bonheurs avec nos enfants.

Lire, redécouvrir le plaisir d’un bon bouquin autour d’un feu de cheminée à la campagne chez des amis ou vautrée dans mon canapé. Ça faisait des mois que je n’y arrivais plus, mon esprit s’égarait entre les lignes, me ramenait à ma vie, mes galères.

Idem pour le cinéma. J’ai toujours été une adepte des salles de ciné. En fac j’enchainais deux films d’affilée avec un pote. Plus tard j’ai toujours préfèré le grand ecran à un écran de télé. J’ai redécouvert ce plaisir, dernier Woody Allen, dernier film de François Ozon et toujours ce sentiment de s’en prendre plein la gueule sur grand écran. Faut que j’aille voir Respire il paraît.

Rire avec mes enfants. Entendre leur petit rire joyeux et faire la folle avec eux, rire de tout et n’importe quoi. Leur faire des câlins comme jamais pour profiter pleinement et les voir grandir, s’épanouir, s’affirmer et réussir à l’école malgré notre séparation me rend épanouie et plus détendue. Ma culpabilité disparaît, je sais qu’on a fait le bon choix avec leur père.

Passer une soirée à Paris avec un ami, confident et compréhensif, toujours à mes côtés, il sait que ma vie n’est pas simple. Il est là, le voir, lui parler, dîner ensemble restent des moments précieux de ma nouvelle vie.

Revoir une copine d’enfance, malade mais goulûment pêchue, m’empêche de geindre. Elle a un cancer du sein à 43 anś elle positive, elle continue à vivre, je l’admire. Je croise les doigts pour qu’elle s’en sorte.

Déjeuner ou dîner chez mes parents autour d’un bon petit plat cuisiné par mon père depuis deux jourś et d’un bon vin. Petit plaisir simple de la vie : la famille, la bouffe. Je sais que je peux compter sur eux et je les aime pour ce qu’ils m’apportent au quotidien et ce qu’ils font pour mes fils.

Aller danser avec une copine jusqu’au bout de la nuit ça me plaît également. Nos soirées sont toujours de purs moments de franches rigolades, de selfies fou-fous et nos escapades parisiennes restent mes meilleurs souvenirs de ces derniers mois. On sort quand Vanessa ?

Un an après ma séparation, j’ai déménagé deux fois, enchaîné les galères et les petits bonheurs simples et découvert la vie seule. Et c’est pas si affreux que ça tout compte fait. Je m’en faisais une montagne. J’avais des angoisses existentielles, elles ont disparu. J’avais peur de vivre sans mes fils une semaine sur deux, je m’y suis plutôt bien faite.

Je me suis séparée le 10 décembre dernier au bout de 20 ans de vie commune. Demain je fête mes 44 ans, une soirée remplie de surprises et de bonheurs. J’aime ma nouvelle vie.

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6 réflexions sur “oser le bonheur

    • missblogdel dit :

      Bof j’ai rien à envier tu sais je n’ai pas fait le choix de vivre seule mon ex mari m’a poussée à le faire. J’ai juste décidé qu’au bout d’un an de séparation j’avais le droit d’oser être heureuse. Quant à danser jusqu’au bout de la nuit ce n’est pas tous les week end sans enfant. Bisous

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