la vie ne vaut rien, rien ne vaut la vie

Je ne sais pas comment on s’en sort, je ne sais pas comment on survit mais on y arrive, on a pas le choix, il faut vivre avec.

La première fois que j’ai été confrontée à la maladie d’un proche, j’avais 23 ans, je tombais de haut, je vivais dans un monde de bisounours. Forcément quand mon père, ce héros, a été gravement malade, j’ai déchanté. J’ai découvert l’angoisse et le stress de savoir un des siens au plus mal. Il est passé à deux doigts de la mort, j’ai cru que je n’arriverais pas à supporter cette épreuve. Et pourtant j’ai réussi. De mes visites quotidiennes dans ce grand hôpital parisien, je ne garde que le souvenir de ces odeurs qui te prennent à la gorge dès que tu entres. Puis mon père s’est remis, a survécu. J’ai enfoui sa maladie dans un coin de ma tête, croisant les doigts, pour qu’une rechute ne survienne pas. 18 ans plus tard, il va bien mais chaque alerte, même minime, me replonge dans cette angoisse.

Et puis 10 ans, plus tard, ce fût au tour de ma tante de tomber gravement malade. J’étais préparée, je n’étais plus une gamine et pourtant. Les mots sont tombés comme un couperet sur ma famille : un cancer à 50 ans. S’en sont suivies 3 longues années de radiothérapie et de chimiothérapie. Une lente agonie, 3 années de chutes et rechutes, d’espoirs et de désespoirs, de rage et de haine pour finir par une tragédie. La vie est une pute.

Il y a 5 ans ce fut au tour de ma cousine, 40 ans, cancer du sein, un an de galère, elle va bien. L’été dernier, j’en ai parlé ici, j’ai perdu un ami, 45 ans, d’un cancer du poumon.

Forcément quand j’ai appris, il y a deux mois, le cancer de ma tante, 75 ans, j’ai pas pu m’empêcher de penser aux autres, à ceux qu’on a perdu et de me dire que c’est une putain de loterie cette foutue maladie. La vie est une jungle !

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2 réflexions sur “la vie ne vaut rien, rien ne vaut la vie

  1. G@b. (@Gabclout) dit :

    Je connais le sentiment, je sais de quoi tu parles, néanmoins, tout cela nous a rendu plus forte, plus alerte de ce qu’est la vie, plus humaine sûrement. Ma mère est morte d’un cancer j’avais 14 ans… Puis ensuite, d’autres. La vie est une jungle, tu as raison, mais la jungle a des côtés merveilleux. Hier, j’ai rencontré un gorille !

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