Missblogdel

Les tribulations d'une desperate working mother

revivre à tout prix

Penser que tout va bien, que la vie reprend son cours et tomber de haut. Il suffit de peu pour replonger dans les affres de la vie de maman solo. Une amie d’enfance malade, un souci au travail et paf on se prend dans la tronche cette difficulté de revivre.

Perte de repère, manque de reconnaissance, épuisement physique et moral, sentiment d’abandon. Abandon de la plupart de mes amis en couple heureux, une mère lointaine à tout point de vue, une vie en solo difficile, des histoires à la con … la vie est ainsi faite.  C’est sans doute le commun des personnes divorcées. Comment être heureuse après ces épreuves ? Comment revivre pleinement sans sombrer dans la déprime ?

J’ai pris le taureau par les cornes. J’ai consulté un psy. Une heure face à un inconnu, à lui livrer mes doutes et mes peines. A pleurer, beaucoup. Tu crois que c’est facile de se mettre à nue, de délivrer son mal-être, sa difficulté de se reconstruire ?

Et là le medecin qu’il est te confirme que tu traverses une épreuve, une de plus, pas simple à gérer émotionnellement. Moi qui pensais tout gérer, vivre ma nouvelle vie à pile ou face, j’ai enfin compris que j’avais besoin d’aide pour remettre de l’ordre dans ma vie et aller de l’avant comme j’essayais de le faire, sans soutien exterieur. Un regard neutre, rien à voir avec celui des amis, des proches, des nouveaux amis esseulés. Un regard médical sur un mal être que je suis bien décidée à combattre de toutes mes forces.

Prochain rdv mercredi prochain. Je mets beaucoup d’espoir en lui et en ma capacité de warrior pour sortir de cet état.

Promis prochain billet je te parle de mon nouveau vernis et de mon addiction à mes nouvelles Stan Smith noires et or. Oui j’ai craqué !

revivre enfin

Juste divorced et débordée. J’oublie tout, j’ai une to do list comme avant et je peine à rayer mes nombreuses démarches et tâches à accomplir. Je m’en fous je procrastine et c’est bon tu sais de se détendre, de relâcher la bride et de sentir redescendre la tension. Ce qui me faisait peur il y a 6 mois encore, s’éloigne petit à petit.

J’oublie ma vie de famille idéalisée, je ne pense plus qu’à mes enfants et je vais essayer de me consacrer à moi, sans penser à ce que je laisse derrière, 20 ans de vie commune avec un homme que j’idéalisais, effacés d’un coup de baguette magique avec des hauts et des bas. Je suis redescendue de mon nuage, la vie de famille oui, mais pas à nimporte quel prix. Je suis bien mieux maintenant, dans mon petit appart avec jardin. J’ai placé pour la première fois de ma vie de l’argent, ça m’a pris 2 heures de mon temps avec mon banquier. J’ai repensé à cette JAF hier quand je négociais comme une marchande de tapis les droits d’entrée d’une assurance vie.

Désormais je me nourris de peu, de plaisirs éphémères, de petits bonheurs simples, de dîners entre copines, de déjeuners en tribu, de soif de découvertes et de retrouvailles. Et je profite de chacun de ces instants. pas comme si j’allais mourir demain juste pour profiter de ma vie.

Je revis doucement, tranquillement. La phase de deuil de ma séparation doit être terminée, je ne veux vivre que pour MOI et ne garder que de l’amitié avec le père de mes enfants pour leur bien être et leur éducation commune.

Je te claque la bise quand même et je te remercie d’avoir été là, toi qui me lis, à ta manière tu m’as aidée à aller de l’avant, à aller de mieux en mieux, à sortir du marasme du divorce que je n’avais pas vu venir.

♡ avec les doigts

break en Bretagne

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just divorced

Je m’en étais fais une montagne de ce passage chez le juge aux affaires familiales. J’avais imaginé les longues heures d’attente pour n’y passer que 10 minutes. J’ai mal dormi la veille. J’ai passé la soirée seule à faire défiler ma vie depuis mes 23 ans, ce jour où je me suis noyée dans ses yeux bleus, pensant au départ que c’etait un homme de passage dans ma vie. Prise dans ses filets très rapidement, j’ai pensé que c’etait l’homme de ma vie, celui de toute une vie, j’avais 23 ans, ce fût très vite le coup de foudre, celui que tu n’es pas prête d’avoir 2 fois dans ta vie.
2 beaux enfants et 21 ans plus tard nous voilà chez madame le Juge.
Son but vérifier que le consentement mutuel était bien éclairé, que je n’étais pas sous l’effet d’un quelconque psychotrope pour accepter une prestation compensatoire pas très élevée au regard de madame le juge et des revenus largement supérieurs aux miens.
Mais de quoi je me mêle j’ai pensé immédiatement. Je suis consentante. Des mois à se concerter, pour rediger cette requête en divorce, des mois, 7 precisement à attendre cette foutue convocation au TGI. Des mois à se renseigner sur tout, des grilles du Ministère de la Justice, aux impôts, à la non imposition de la prestation compensatoire versée en une fois j’ai tout étudié madame le Juge. Rien a été laisser au hasard. 6 jours avant j’ai fait ajouter les frais exceptionnels des kids au prorata des revenus, alors foutez nous la paix madame le Juge. Nous ne sommes pas en guerre, juste désunis dans notre vie de couple.
Oui madame le Juge je comprends votre impression mais je ne me sens absolument pas lesée. Je travaille je gagne ma vie et la pension alimentaire fort confortable me permettra d’élever mes enfants dignement ume semaine sur deux. Oui mais c’est different la prestation compensatoire c’est pour vous madame, elle vous convient ? J’ai acquiescé en regardant cette femme qui essayait de me regarder droit dans les yeux avec un strabisme digne de Clarence dans Daktari. J’avais même envie de rire je pensais à Duchesse mon amie de toujours.

La prestation compensatoire porte bien son nom, je compense … en voyages, en achats compulsifs qui me font plaisir. Après tout je vous merde elle est pour moi.

A la sortie du tribunal de grande instance, j’ai ressenti un immense soulagement. J’étais venue en voiture avec lui, on a papoté tranquillou de nos boulots, de nos enfants.

Je n’imaginais pas ce côté solennel comme un Maire unit un homme et une femme, un JAF prononce officiellement le divorce.

Nous sommes repartis ensemble soulagés que cette épreuve soit terminée. On s’est claqué la bise devant chez moi et revu 3 jours après pour les 8 ans d’Arthur chez moi avec tous les copains de notre fils.

Voilà une bonne chose de faite, bien faite, sans rancoeur ni haine pour nous 2 (on efface pas 20 ans de vie commune d’un coup de baguette magique) mais pour le bien être de nos enfants on l’ a fait le plus sereinement possible.

La vie continue et reprend son cours. J’ai le coeur plus leger et la nostalgie de ma vie de couple qui s’éloigne doucement mais sûrement.

Je remercie notre avocate et mon banquier *car oui j’ai un cerveau madame le Juge je vais placer une grosse partie du pognon.

8 ans déjà

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8 ans déjà qu’il est mon rayon de soleil.  8 ans qu’il me fait rire, sourire, parfois grogner.
Il y a pas moins de 8 jours en prenant son bain le soir mon fils a créé une mixture à base de shampoing, après shampoing, bain moussant et gel douche. Objectif : créer un parfum ;) Le lendemain quand j’ai voulu prendre ma douche j’ai grogné et souris à la fois.
8 ans que je l’aime comme une mère qui ne pensait pas avoir un deuxième enfant.
8 ans qu’il fait le pître à la maison, qu’il fait rire ses amis.
8 ans déjà. C’est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup (de joie, de rires, de câlins, de bisous nez, de dodos maman).
Bon anniversaire mon coeur (sans moi ce soir mais on se rattrapera tout le week-end)

mes fils, mes amours

Mes amours,

Je vous sens bien tristes ces derniers temps,
Je vous sens perturbés, je vous sens mal en point.

Je pensais que vous aviez digéré notre séparation,
Je pensais que la bonne entente vous permettrait de survivre à cette première épreuve de la vie.

A mon Oscar qui se plaint de maux de ventre le vendredi matin, quand l’heure de la séparation va sonner pour rester avec le chat et moi à la maison,
A mon Arthur qui s’exclame quand il voit son père et sa mère ensemble «enfin papa et maman réunis »,
A vous deux, je n’ai qu’une envie vous serrer dans mes bras mes cœurs et vous couvrir de câlins.

Vous n’avez pas choisi de voir vos parents se séparer,
Mais vous avez cette chance de ne pas les voir se déchirer.

Vous aurez la joie et le bonheur de nous voir nous épanouir l’un sans l’autre, il faut du temps mais le moment venu vous comprendrez notre décision. Cette décision de mettre fin à notre vie de couple était indispensable, mais sachez que nous continuerons à vous gérer du mieux possible pour vous voir grandir, vous éduquer et vous épanouir
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viens on s’aime

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Vendredi soir en allant chercher mes kids à l’école à 18h les deux assauts avaient été donnés par les équipes du RAID et du GIGN. Vendredi soir j’avais juste une envie serrer mes deux garçons dans mes bras, faire des selfie avec eux et manger des nounours en chocolat en regardant Gulli.

Et đès la sortie de l’ecole mon 7 ans m’a dit « tu sais maman la sortie au Musée Marmotan va être annulée à cause du plan vigipirate … euh vigipirate comment déjà …attentat fût ma réponse ». Et lui d’enchaîner la maitresse nous a parlé de « Je suis Charlie » mais je m’appelle pas Charlie maman, on s’appelle pas tous Charlie ? » ….et là j’ai compris que mon devoir de maman était de leur expliquer avec des mots pour enfants, pourquoi ce je suis Charlie et l’horreur de la journée de vendredi qui venait tout juste de se finir dans le sang. J’ai répondu à leurs questions avec mes mots, ceux que les enfants peuvent comprendre et entendre à 7 et 10 ans. Je leur ai expliqué la liberté d’expression, la France, le pays des Lumières, la liberté de la presse. Et quand mon grand m’ a dit « j’ai un copain qui dit qu’ils ont fait ça pour venger le prophète de l’Islam … tu sais comment il s’appelle déjà ? » j’ ai repondu le prophète s’appelle Mahomet mais ceux qui se reclament de lui pour tuer des gens c’est pas l’Islam. Aucune religion ne prône de tuer des gens. Et puis j’ai évoqué l’issue des 2 prises d’otages, j’ ai expliqué ce que sont le GIGN et le RAID. Et mon petit d’ajouter « c’est un peu comme des Super héros ». Et mon grand d’ajouter « s’ils ont tué les malfaiteurs c’est terminé maman ? ». Et là mon coeur de maman, de citoyenne, de française, de Charlie, de juive, de musulmane, de chrétienne, d’athée, de policière, aurait voulu dire oui mon coeur.
En rentrant à la maison mon 7 ans a voulu faire un dessin. Comme souvent il a dit je dessine quoi ? J’ai repondu un dessin pour Charlie. Ah et je dessine quoi ? Des crayons. Le reste est de lui je l’ai regardé dessiner, en retenant une larme. Vous étiez beaux aujourd’hui partout en France. Ne lâchez rien, aimons nous avec nos différences.

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je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles sommes Charlie #jesuisCharlie

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aux larmes citoyens #JeSuisCharlie

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Ce matin je me suis reveillée groggy. Quelques heures après j’ai decouvert l’horreur. La barbarie humaine de la fusillade dans les locaux de Charlie Hebdo, et de ce policier tué à bout portant en pleine rue, de ses blessés dans un état grave, de ses témoins sous le choc.

Choquée par la violence des images passées en boucle sur les chaînes de télévision, indignée face au terrorisme, outrée pour cette cruelle entrave à la liberté de la presse, flippée par l’amalgame que ne manqueront de faire de nombreuses personnes entre islamisme et terrorisme, j’ai mal à ma France.

Ma première pensée a été pour les familles des victimes, dans l’attente de savoir si leurs proches avaient survécu au carnage. Twitter faisait déjà defiler les noms des victimes alors qu’Elise Lucet employait encore le conditionnel sur France 2. J’imaginais leur angoisse.

Ma seconde pensée a été pour les journalistes, la liberté de la presse, ce métier que je voulais faire après mes études de communication. Ces hommes et femmes de télé, de presse écrite, de radio qui aiment leur métier, le font parfois au peril de leur vie dans le but de nous informer, dans un but satirique. Peu importe. Un carnage en pleine conférence de redaction, le message est clair.

Puis à tous les musulmans qui vivent en France et que d’aucun ne vont pas s’empêcher de stigmatiser comme des terroristes en puissance. Attisant la haine, alors qu’ils vivent au pays des droits de l’homme et du citoyen. L’Islam comme toutes les religions ne prône pas de tuer. Mais on aura du mal à faire taire la betise humaine au sujet de l’islamisme.

Puis j’ai pensé à la classe politique. Pitié ne vous tirez pas dans les pattes n’essayez pas de recuperer cet acte barbare. Unissez vous, le terrorisme est un fléau, les querelles politiciennes n’ont pas leur place en ce jour de deuil. Deuil pour la France, pour la démocratie, pour nous qui vivont en France, trouvez les coupables et laissez nous faire le deuil de ce 7 janvier 2015.

J’ai plus de mots pour finir ce billet, écrit à l’arrache sur mon smartphone, juste des larmes et de l’indignation face á ce monde cruel fait de barbarie et de violences et une énorme pensée pour toutes les familles des victimes.

vacances terminées #nostalgie

Prochaines étapes Lille, Bruxelles, Nice, Budapest, Syracuse …

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