Missblogdel

Les tribulations d'une desperate working mother

Réforme des rythmes scolaires : lettre ouverte à monsieur le Député Maire de la ville où sont scolarisés mes enfants

Monsieur le Député Maire,

Par courriel aujourd’hui vous annonciez à vos administrés la difficulté que vous rencontriez à mettre en place les nouvelles activités périscolaires liées à la réforme des rythmes scolaires et votre volonté que nous parents contactions uniquement la direction de l’éducation de votre mairie pour toutes questions. Encore faudrait-ill que ledit numéro dédié réponde et que vos services répondent aux courries reçus sur l’adresse dédié reformedesryhmescolaires@ville-xxxx.fr

Par SMS depuis lundi, nous parents d’élèves apprenons chaque jour que la grève des animateurs des écoles de votre ville est reconduite et que nous devons nous débrouiller pour récupérer nos enfants à 17h15 en primaire et 15h45 en maternelle.

Aujourd’hui 25 septembre je m’étonne qu’aucune information émanant de vos services ne figurent sur le site internet de votre commune concernant les fameuses NAP, qui font grogner vos animateurs municipaux.

À l’exception d’une interview dans laquelle vous expliquez à vos administrés pourquoi vous n’êtes pas d’accord avec cette réforme, votre site internet ne donne aucune précision sur la réforme. Nous y apprenons au jour le jour la reconduction du mouvement du grève des animateurs sans plus de détail concernant l’avancée des négociations dont fait écho votre SMS du jour.

Aujourd’hui je m’interroge réellement sur la difficulté que votre commune éprouve à mettre en place cette réforme, si ce n’est par idéologie, je ne vois pas pourquoi une commune de 73 500 habitants dont le revenu moyen par ménage est de plus de 5000 euros net par mois ne pourrait mettre en place ces NAP (que vous ferez payer aux familles puisque tel est semble t-il votre choix) .

Même si je ne suis pas convaincue du bien fondé de cette semaine de 4 jours et demi pour nos enfants pour des questions de fatigue, je suis surprise que trois semaines après la rentrée scolaire aucune activité périscolaire n’ait encore été mise en place. L’école se termine désormais à 15h45 et nos enfants, avant la grève des animateurs, étaient livrés jusqu’à 19h à une garderie, dans la cour de recréation. Jusque-là pas de changement par rapport aux autres années si ce n’est qu’ils finissent 3/4 heures plus tôt.

J’ai conscience que toutes les communes n’ont pas les mêmes moyens pour mettre en place cette réforme et les activités qui en découlent. Si de petites communes ou des communes surendettées comme celle ou j’habitais l’année dernière ont réussi à mettre en place ces fameuses NAP sur le temps scolaire sans faire participer financièrement les familles, je suis étonnée que votre municipalité ait envisagé la possibilité de les mettre en place après 17h15, soit après le goûter et l’étude surveillée. D’abord parce qu’elles ne concerneraient pas toutes les familles. De plus parce que nos enfants finissent plus tôt. Quel intérêt ?

Après renseignements, d’autres villes, moins riches que la votre et de même obédience politique propose, une fois par semaine, le vendredi, de 14h30 à 16h aux enfants de s’inscrire à des activités périscolaires sans coût supplémentaire pour les parents.

Toujours sur votre site internet, j’ai bien noté que nous devions faire le choix de laisser nos enfants ou non après 15h45 et que les frais imputés en fonction du quotient familial étaient liés à cette réforme des rythmes scolaires. En revanche ne voyant aucune activité se mettre en place, mais le montant dudit forfait pour 4 jours d’étude et de garderie relativement élevé, j’ai bien conscience que je peux m’asseoir sur mon voyage à Turks and Caicos et le reprogrammer aux alentours de 2028. je me demande une fois encore qu’elle différence vous faites entre garderie et nouvelles activités périscolaires culturelles et sportives …

Toujours dans un souci d’équité je m’interroge sur l’intérêt de mettre en place ces dites NAP après 17h15 moyennant finance et me demande quels seront les choix des parents qui ne souhaiteraient pas que leurs enfants fassent ce type d’activité hors temps scolaire. Auront ils la possibilité de rester en garderie classique après l’étude ou devront ils les récupérer ?

De plus je ne comprend pas comment une municipalité comme la votre n’ait pu anticiper une telle réforme avant la rentrée des classes.

Espérant que vous allez trouver un compromis satisfaisant pour le bien être de nos enfants, avec les animateurs inquiets de devoir les gérer sans moyen et les parents d’élèves mécontents ainsi que la communauté éducative de vos écoles, je vous prie de croire, monsieur le Député-Maire …… Bla-bla-bla.

Missblogdel, mère de deux enfants de 7 et 10 ans scolarisés à l’école xxxx de la ville de xxxx

Twitter fever

Après trois piratages, ma CB (ça fait mal) mon compte gmail (un vieux que je n’utilisais plus) et mon Twitter (ciao mes 1300 abonnés), tu peux si tu veux continuer à lire mes conneries 2.0 me retrouver sur Twitter sous mon nouveau pseudo @MissBlogdelM et on ne perd pas les bonnes habitudes si tu me follow t’auras un mojito et du bonheur dans ta TL.

Et j’en profite je dis merde aux hackers. C’est pas si j’étais une star juste une blogueuse hein ;)) vous pourrez tout me pirater, me prendre mes gosses et ma télé, (tant que vous le laissez mon S4 et mon enceinte Bluetooth *precisions) vous n’aurez pas ma recette du mojito.

Hasta Luego

je suis cette femme …

Je suis cette femme qui vit seule avec ses deux enfants une semaine sur deux, comme de nombreuses femmes,
Je suis cette femme installée seule depuis deux mois, dans un appartement qui me plait décoré à mon goût,
Je suis cette femme capable d’errer chez monsieur Bricolage pour acheter une perceuse, des clous et des vis et revenir avec le magazine de monsieur bricolage, et me surprendre à le feuilleter,
Je suis cette femme qui a passé beaucoup de temps chez Ikea, Fly, Maisons du monde, au grand comptoir et sur des sites de déco comme décoclico.fr pour me faire un nid douillet et redémarrer dans la vie,
Je suis cette femme diplômée en communication, peu habituée aux travaux manuels et qui se découvre es-experte du montage de meubles, du débouchage d’évier, du récurage de baignoire entartrée, et rêverait de me reconvertir dans la déco,
Je suis cette femme qui a voulu que la chambre commune de ses deux nains soit la plus chaleureuse possible,
Je suis cette femme qui met de la couleur partout dans son appart comme un exutoire à mon ancienne vie faite de déco marron et taupe digne d’une maison témoin,
Je suis cette femme qui vient de gérer pendant une semaine seule pour la première fois, mes enfants, les poésies, la lecture ou le cours de géométrie du grand (j’aime pas la géométrie j’étais nulle en math),
Je suis cette femme qui a couru de fournitures scolaires en magasins de sport pour que la rentrée de mes kids soit la plus douce possible,
Je suis cette femme pas encore bien organisée qui s’est faite livrer ses courses par auchan.direct samedi dernier (un must de luxe je recommande et la première livraison est gratuite),
Je suis cette femme qui vient d’habiller ses nains en déambulant chez H&M, Uniqlo et qui revient souvent avec une fringue pour elle,
Je suis cette femme qui a mené de front une semaine durant, son boulot et sa vie de mère celibattante en solo (je ne suis pas un cas unique je sais mais la gestion en solo c’est sportif),
Je suis cette femme qui sort quand elle en a envie, sur un coup de tête pour dîner avec un ou une amie, prendre un verre ou pour une fiesta,
Je suis cette femme qui n’a pas peur de rester seule un soir chez elle, à la cool, en tenue de biffe pour lire des blog, écouter de la musique, live tweeter une connerie à la télé en se baffrant de sardines à l’huile d’olive, de pâté basque ou de fromage,
Je suis cette femme capable de guincher en boîte, à 43 piges ça fait juste drôle la première fois, après c’est du bonheur tu sais,
Je suis cette femme qui part une journée en province parce que c’est bon de s’aérer et de profiter de la vie,
Je suis cette femme qui ne veut plus être amoureuse parce que l’amour fait mal mais qui sait que ça arrivera de nouveau et que c’est bon finalement,
Je suis cette femme qui vit bien son célibat, son côté MILF et fuis les sites de rencontres, parce que la vraie vie est ailleurś,
Je suis cette femme adepte des réseaux sociaux parce qu’on y fait de chouettes rencontres IRL et que j’aime rire de vos conneries,
Je suis cette femme qui ne geindra jamais sur son sort sur les mêmes réseaux sociaux, parce que je suis bien entourée et que j’y vais uniquement pour me détendre et déconner,
Je suis cette femme qui a beaucoup moins de fric qu’avant mais qui a compris que l’argent ne fait pas le bonheur, je suis consciente que je ne vis pas avec le smic non plus, sache le,
Je suis cette femme qui va à un festival de djeun’s avec un collègue et termine au bar à vin avec une bande de djeun’s en dansant sur des musiques ringardes autour d’une accordéoniste,
Je suis cette femme heureuse de sa nouvelle vie et qui ne s’ennuie jamais,
Je suis cette femme qui fait plein de projets de voyages, de New York à Bordeaux, la Rochelle, la Normandie, Nice, Marakkech, ou la Sicile, on verra ceux qui se concrétiseront,
Je suis cette femme qui attend sa date de convocation chez le JAF pour divorcer sans appréhension,
Je suis cette femme qui peut voir son ex mari sans rancœur ni haine ni cri,
Je suis cette femme qui peut se passer de ses enfants une semaine et être ravie de les retrouver le vendredi suivant, et n’a pas honte de le dire,
Je suis cette femme qui aime faire rire ses nains en montant sur un skate avec des talons compensées de 10 cm et une jupe,
Je suis cette femme heureuse tout simplement, partagée entre mes enfants et ma liberté retrouvée.
Je suis une femme qui se découvre une nouvelle vie et se reconstruit avec deux kids formidables à mes côtés.

à l’ami(e), à la vie

Deux mois que je repousse ce coup de fil. Deux longs mois à me dire il faut que je lui téléphone. Deux mois à me dire que cette amie d’enfance a besoin d’avoir mon soutien, du réconfort et de sentir qu’on ne l’oublie pas. Aujourd’hui j’ai franchi le cap, il y a des priorités dans la vie et mes amis chers en font partie.

J’ai pris mon courage à deux mains et mon smartphone dans l’autre, j’ai appelé celle pour qui j’avais écris un billet à l’occasion de nos retrouvailles, celle avec qui j’ai fait les 400 coups au collège, celle avec qui j’ai passé des vacances inoubliables (on faisait le mur chez ses grand-parents pour sortir), des soirées mémorables en banlieue ouest et à la campagne. Cette amie de 30 ans, longtemps perdue de vue, et que j’ai retrouvée à l’occasion de ses 40 ans dans un bar du 10ème arrondissement parisien. Ce jour là, ce fût comme si l’on ne s’était jamais quitté, la même, à peine changée, drôle d’impression mais j’ai adoré. Depuis un coup de fil de temps en temps, une vie bien remplie, elle dans l’est parisien moi dans l’ouest, un dîner avec nos conjoints respectifs et enfants, des sms de temps en temps. Jusqu’à ce coup de fil en juillet, d’une autre amie commune m’apprenant la triste nouvelle.

Aujourd’hui, je me suis posée une heure, j’ai trouvé les mots justes pour lui parler, les mots qu’elle avait sans doute envie d’entendre, les mots attentionnés dont une jeune femme de 42 ans qui découvre un cancer du sein a besoin j’imagine. J’imagine seulement que dans ces moments difficiles pouvoir compter sur les autres, c’est déjà beaucoup même si ce n’est pas assez, se savoir entourée c’est ce que je pouvais lui offrir. Je l’ai fait sans hésitation.

Je sais trop bien que cette maladie m’a pris des proches, des amis et que la lutte pour la personne malade doit être permanente, la récidive toujours possible et vivre avec ce couperet au dessus de la tête doit être un cauchemar perpétuel. J’imagine seulement bien sûr.

La vie est une pute, je suis tombée par hasard sur le jour de sa deuxième chimio mais je suis contente de la savoir péchue et comme toujours battante dans ce combat contre la maladie et surtout de la voir prochainement avant la troisième séance de chimio.

On a parlé perte de cheveux, protocole, de sa mère qui somatise et la prend en photo non stop comme si elle devait mourir demain, de son père ex-coiffeur de stars qui est son meilleur coach capillaire et on a aussi parlé de nos nains, de sa fille, de sa réaction face à la maladie. Parfois je me dis le pire c’est pour les enfants, même si le cauchemar des traitements de cette putain de maladie c’est le patient qui se le coltine bien sûr c’est lui qui souffre le plus.

La vie continue avec son cortège de joies et de peines et je veux que mes amis chers sachent qu’ils/elles peuvent toujours compter sur moi. Je suis comme ça, je suis entière, je suis sélective en amitié, mais quand je donne c’est toujours sans compter. Non je ne suis pas un bisounours, l’amitié c’est ce qu’il y a de plus beau et être là quand tout va bien c’est très facile, quand tout va mal, tu peux compter tes amis sur les doigts de ta main et je suis heureuse de faire partie de ces gens qu’elle comptera désormais sur ses 10 doigts. Take care et <3 sur toi l'amie !

le bonheur est dans le pré #Gers #nainsheureux

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passion sud ouest

3 semaines de vacances dans le sud-ouest, 3 semaines loin de Paris, du boulot. Après la semaine dans le Var et les Bouches du Rhône, je redécouvre le sud ouest, son ambiance, sa douceur de vivre et ses bons petits plats.

Le Gers, je ne connaissais pas, enfin à peine. Ici c’est comme dans le bonheur est dans le pré, la campagne est belle, vallonnée, il fait doux, les canards courent en liberté, les enfants gambadent, les villages sont magnifiques avec leurs petites ruelles et places avec des arcades et clochers.

Rien à voir mais je me laisse pousser les cheveux, je suis presque blonde, je ne me reconnais pas, je mange comme quinze, tout est bon dans le canard, je bois plus que de raison, je profite, je profite du bon temps chez ma mère, des moments en famille tous les 3, j’ai parfois l’impression d’avoir 15 ans et de retourner chez maman, de me laisser porter et en même temps je suis maman moi aussi et, je gère mes enfants seule pour la première fois, sans leur père à mes côtés.

Pour nos premières vacances tous les 3, je ne me débrouille pas trop mal, même si même si ce n’est pas simple tous les jours de gérer deux garçons qui font comme si tout allait bien, qui me disent que leur père ne leur manque pas. Moi je ne les crois pas. J’ai vécu loin de mon père j’avais leur âge, j’étais même plus jeune et ça laisse des traces. Je veux croire au bonheur tous les 3, je veux qu’ils soient heureux avec moi, avec lui et surtout surtout qu’ils souffrent le moins possible, je veux les voir s’épanouir avec des parents séparés mais heureux de leur nouvelle vie, avec son cortège de joies et de peines.

Cette année on ne change rień ou si peu, je file dans les Landes dimanche, ils vont retrouver leurs copainś, la plage, la piscine et moi cette ambiance du sud-ouest qui a bercé mes douces dix dernières années avec mon ex-mari. Pas un été sans y mettre les pieds, profiter des grandes étendues de sable fin et de l’océan, des tapas, de la sangria et des villages basques et landais. Une grande ola pour Guéthary, son bar basque, ses plages magnifiques qui me font penser à la Bretagne avec le soleil (pas toujours le soleil) la perle du sud-ouest, mon village préféré avant Saint-Jean de Luz, Hossegor et sa jeunesse dorée, ses boutiques branchées, son lac marin, ses bars à huîtres, ou MON petit bar les pieds dans le sable sur la plage blanche où l’on boit du Tursan rosé qui déchire, ou encore un peu plus au sud, un peu plus basque les ruelles colorées de Bayonne, les bords de l’Adour et les frontons de pelote basque.

Je ne vais pas te cacher que j’appréhende un peu, ce parcours nostalgique, un peu comme un pèlerinage dans ce doux sud-ouest qui a vu grandir mes enfants chaque été et mûrir puis dépérir mon couple, l’été dernier, dernières vacances ensemble avant la séparation. Je me suis jurée que l’année prochaine j’irai ailleurs, je dis ça tous les ans et j’y retourne à chaque fois avec cette année un brin de nostalgie supplémentaire.

Je vais y arriver, je suis forte, la vie m’apporte un peu plus chaque jour de satisfactions et je sais que j’ai fait le bon choix. J’en chie parfoiś, je ramasse pas mal en ce moment, mais elle ne me manque pas cette vie de couple routinière, ce traiń-train dans lequel je m’étais enfermée sans même m’en rendre compte. Ce qui est me déstabilise finalement c’est ce doux équilibre que nous avions trouvé pour nos fils et qu’il va falloir retrouver seule avec eux. Ils m’aident a aller de l’avant, ils sont beaux, plein de vie et je les aime même s’ils m’en font baver parfois. La vie est belle, c’est l’été. Et on ne lâche rien.

Billet dédié à mon copain twitto Laurent net tweet, qui vit les mêmes choses que moi au même moment côté papa ;))

vacances j’oublie tout

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Un bel été, de bonnes vacances avec du soleil, de la plage, des mojitos, des tapas, du sud ouest, du canard dans le Gers, du rosé sur la plage Hossegor et du bonheur en famille et avec les copines. J’en demande pas beaucoup plus !

6 ans déjà

Six ans déjà que je n’avais pas mis les pieds dans le Var, comme un exutoire à une vie monotone, sans elle. Pas un jour, pas une semaine sans penser à celle qui a bercée ma jeunesse, qui m’a gardée plusieurs mois ici pendant le divorce de mes parents, qui a su être à mes côtés dans les bons et moments de ma vie, qui était radieuse à mon mariage, émue lors de la naissance de mes enfants, qui aurait été triste à l’annonce de mon divorce si elle avait été à mes côtés.

Six ans c’est long mais c’est le temps qu’il m’aura fallu pour faire le deuil de cette mamie Lydia que j’adorais. Six ans c’est le temps qui était nécessaire pour revenir ici dans le Var, dans ce coin de France où j’ai passé mon enfance, mon adolescence, ma jeunesse à chaque vacances scolaires et mes vacances avec Brad avant les enfants.

Certes sa présence me manquera toujourś, les Noël en famille avec elle, tous ensemble autour de ma famille paternelle, cette tribu que j’aime. Mais j’ai franchi un pas, celui de revenir ici, me remémorer tout ces bons souvenirs, revoir ses paysages varois, entendre les cigales chanter de bon matin et revenir dans sa maison qu’elle aimait tant.

Pour moi le passage au cimetière était une nécessité, pour lui dire que je l’aime toujours, en déposant une rose blanche sur sa tombe, j’ai franchi un grand pas avec beaucoup d’appréhension mais j’ai réussi à le faire, entourée de mon père. Et je me sens soulagée d’être revenue dans ce beau pays varois qui est le fief de ma famille paternelle.

La vie continue …

Je tire un trait sur mon passé et je m’en sors bien

J’ai longtemps appréhendé ce moment depuis le mois de décembre. Ce moment de ma vie ou j’allais me retrouver seule avec moi même, après vingt ans de vie commune, sans enfant une semaine sur deux.

Depuis 5 jours, 4 nuits je suis seule dans mon nouveau chez moi, seule à gérer cet appartement que j’ai réussi à obtenir après de multiples péripéties, seule à tout gérer, à le décorer. Et je me rends compte que je ne me débrouille pas si mal, que j’y ai mis ma touche perso après des années à me reposer sur lui pour beaucoup de choses.

J’ai mis de la couleur partout, comme un exutoire à une vie devenue morose, comme si j’avais voulu faire de mon appartement très coloré le symbole de ma nouvelle vie. Je rêve pas en noir et blanc. J’ai besoin de gaieté, d’entrain, de bonne humeur, j’ai besoin d’avancer, sans lui à mes côtés.

Ne ris pas, mon premier visiteur pour un café après ma première nuit alone a été mon ex-mari. Comme si … Non rien ! Il n’empêche que la bonne entente est primordiale, que je sais que je peux compter sur lui en cas de souci et que nos enfants nous unissent à jamais, Pour leur bonheur, pour les voir s’épanouir avec des parents séparés, rien de tel. Je n’ai pas la recette miracle, je sais qu’ils souffrent quand même de notre séparation mais qu’on les épargne de notre mieux en étant proche d’eux, à leur écoute.

Me voilà donc seule avec moi même, sans mes enfant pour quelques temps. Mais je ne regrette rien, je me sens libre de faire ce que je veux quand je veux de ma semaine sans nain. Et après des mois de colocation la vie chacun de son côté devenait nécessaire, vitale même. Bref je survis bien à ma rupture, des mois qu’on la préparait, à petit pas … Comme pour mieux revivre en conservant ce lien qui nous unit, nos fils et nos vingt ans de vie commune. À suivre donc ….

Missblogdel aux urgences, épisode 50 et toujours pas de George Clooney à l’horizon #WTF

Depuis des semaines c’est la course, la folie, le doux délire. Je t’ai un peu délaissé tu vois mais tu me manques toujours et je reviens te raconter ma life entre deux cartons car le déménagement approche.

Alors voilà comme j’ai pas grand chose à gérer en ce moment, j’ai opté pour un passage aux urgences, le deuxième en un mois, pas le premier de ma vie je me spécialise c’est pour faire un guide des urgences de la région parisienne, mais chut ça reste entre nous.

Certaines disent que j’ai voulu saccager un magasin Picard, je voulais rétablir la vérité, hein, diffamation j’écris ton nom. La vraie histoire c’est qu’en desperate mother dévouée, je suis allée chercher des glaces pour la pyj party de départ de mon grand nain.

Erreur de débutante par 30 degrés, j’ai lâché mes talons de 10 pour une bonne paire de tongs havanaias, non c’était pas un hommage au Brésil à quelques jours de la Coupe du monde de foot, je porte aussi des tongs parfois. Et quand mes petits pieds entongués se sont pris dans le présentoir métallique j’ai vu trente six chandelles et j’ai tourné de l’œil. Comble du comble chez Picard, il faisait 33 degrés, problème de clim dixit la gérante.

Quand j’ai ouvert un œil j’ai vu trois pompiers autour de moi. Pas un mais trois oui. Alors je t’arrête tout de suite, je démystifie le truc du pompier sexy moi j’ai vu trois pauvres gars qui me tâtaient le poul, auscultaient mon pied fou, et qui savaient à peine faire un bandage. Les beaux devaient être occupés ailleurs.

Ni une ni deux ils m’ont ligotée, oui ligotée madame, des fois que je m’échappe avec ma patte folle en souffrance. Et hop pinpon pinpon, en route pour les urgences.

Oui je sais, vu mes multiples passages aux urgences, d’aucunes sur Twitter pensent que je finirai avec un médecin urgentiste, pas chiant, plutôt beau gosse, ça bosse beaucoup t’es pas emmerdée ;) celle qui a tweetée ça, se reconnaîtra je vais pas la balancer.

N’empêche qu’arrivée dans une espèce de cour des miracles, avec pas l’ombre de George ou de Marc Even. Ah si tu ne connais pas Marc Even t’as raté ta vie^^ en résumé c’est une bombardé, un chef de clinique en gynécologie voilà voilà, je te laisse googliser le spécialiste de la touffe des femmes. Et c’est aussi le type qui m’a auscultée dans un couloir des urgences gynécologiques car pas de box dispo alors que j’avais des yeux de panda, après un acharnement par une infirmière sur mes pauvres veines, que j’avais pleuré comme une madeleine, que j’étais totale naked sous une petite blouse avec des petits chaussons en papier aux pieds, je te laisse imaginer le degré de sexytude ce jour là.

Bref revenons à nos moutons, enfin mon aventure chez Picard, pinpon, pinpon, hôpital public, un peu de codéine pour oublier ma souffrance ou ce que je voyais, va savoir. Quand j’ai retrouvé mes esprits et j’ai pris l’option j’appelle un ami pour qu’il me sauve de cet enfer.

Coincée entre un vieux amorphe, un poivrot qui vomissait le sale alcool qu’il avait bu et un cocardé qui voulait le tataner et s’en ai pris aux flics qui l’avaient emmené, je me suis dis que les urgentistes faisaient un métier formidable, mais que moi j’avais une pyjama party qui m’attendait et des parents à la maison avec un peu de champ et de la tapenade ça devrait aller mieux.

Pas sur le pied la tapenade, j’avais déjà eu droit aux petits pois surgelés chez Picard. J’ai donc vu ledit ami débouler comme un messie dans la salle des urgences où je croupissais sans réseau et sans batterie, sur un petit siège roulant, devant un panneau annonçant minimum deux heures d’attente alors qu’on était au moins 40. Imagine un instant le cauchemar.

Au final je suis rentrée chez moi et le lendemain ma patte folle en souffrance m’a conduite à retourner dans une clinique aux urgences. Et la pas d’attente, pas de pochtrons et un bel urgentiste (oh ça va) et drôle en plus.

C’est vrai qu’il m’a annoncé qu’aux États-Unis avec un truc pareil j’aurais eu 20 ans de bouffe Picard gratuite et une maison. Mais là les pompiers, les urgences, pour un gros hématome l’urgentiste dont je tairai le nom, à trouvé que c’était abusé pour un gros hématome et un malaise lié à la chaleur. Ceci dit quand ils m’ont proposé la chambre froide pour que je retrouve mes esprits, j’ai refusé, pas envie de finir en lasagnes de cheval.

Allez je file je fais des cartons, des cartons encore des cartons !

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