Missblogdel

Les tribulations d'une desperate working mother

Un an déjà

Il y a un an j’étais à l’expo Lego à Levallois avec mes kids. C’est Facebook qui me rappelle ce jour … ce jour ou j’ai annoncé à mon père que je me séparais du père de mes enfants, de l’homme que j’ai aimé, qui a passé vingt ans à mes côtés. Il fondait en larmes au téléphone et je le réconfortais, lui disant que tout allait bien se passer, qu’on allait gérer en adulte responsable, qu’on s’aimait comme des amis mais plus comme des amoureux, que nos enfants étaient notre priorité.

Un an c’est beaucoup et pourtant si peu. Il fait toujours partie de ma vie on n’efface pas 20 ans d’un coup d’un seul.

En un an si je fais le bilan, j’ai pleuré les larmes de mon corps,  j’ai souffert, j’ai bataillé pour aller de l’avant, j’ai positivė,  j’ai craqué parfois, souvent même. Non parce qu’il me manquait mais parce que je passais d’une vie de ménagère rangée des voitures à une vie de célibattante avec deux kids une semaine sur deux et seule l’autre semaine.

En mode warrior j’ai aimé ma solitude, j’ai décoré un appart à mon goût,  j’ai arpenté les magasins de deco et surfé pour me faire un appart à mon image, tout en couleur, tout en gaieté, pour mes fils et moi.

J’ai enchaîné les galères avec cet appart, je viens de redemenager le week end dernier, de me péter le dos avec un lumbago à trop vouloir en faire,  à vivre à cent à l’heure, à vouloir que ma vie soit une parfaite réussite, à enquiller un entretien pour un poste à responsabilités après un déménagement et une jolie soirée d’anniversaire.

C’est en sortant de chez l’ostéo pour ledit lumbago que j’ai compris que je n’étais pas une warrior de compet. Tant pis si tout n’est pas parfait illico dans mon nouveau chez moi avec jardin. J’ai besoin de prendre soin de moi et de vivre pleinement. Le reste attendra un peu.

En un an j’ai mûri, j’ai gèré galères et joies et je vais beaucoup mieux que ce jour de décembre ou j’emmènais seule mes enfants voir l’expo Lego en cachant mes larmes et ma tristesse derrière mes lunettes de soleil. Coup de bol il y avait du soleil ce 15 décembre 2013.

oser le bonheur

Oser le bonheur après quelques mois de séparation c’est pas une évidence. Et pourtant j’aime ces petits et grands moments de joie que la vie me réserve :

Une soirée entre amis autour de quelques verres de Gewurtz, d’un Graves ou d’une coupe de champ à refaire le monde, à évoquer nos soirées folles, nos week end et vacances reste mon meilleur remontant.

Un dîner en tête à tête avec une amie fraîchement séparée à blablater sur les hommes, nos vies de célibattantes, notre refus de faire entrer quelqu’un qui laisserait sa brosse à dents à la maison. Nos envies communes de voyages, de bonheurs avec nos enfants.

Lire, redécouvrir le plaisir d’un bon bouquin autour d’un feu de cheminée à la campagne chez des amis ou vautrée dans mon canapé. Ça faisait des mois que je n’y arrivais plus, mon esprit s’égarait entre les lignes, me ramenait à ma vie, mes galères.

Idem pour le cinéma. J’ai toujours été une adepte des salles de ciné. En fac j’enchainais deux films d’affilée avec un pote. Plus tard j’ai toujours préfèré le grand ecran à un écran de télé. J’ai redécouvert ce plaisir, dernier Woody Allen, dernier film de François Ozon et toujours ce sentiment de s’en prendre plein la gueule sur grand écran. Faut que j’aille voir Respire il paraît.

Rire avec mes enfants. Entendre leur petit rire joyeux et faire la folle avec eux, rire de tout et n’importe quoi. Leur faire des câlins comme jamais pour profiter pleinement et les voir grandir, s’épanouir, s’affirmer et réussir à l’école malgré notre séparation me rend épanouie et plus détendue. Ma culpabilité disparaît, je sais qu’on a fait le bon choix avec leur père.

Passer une soirée à Paris avec un ami, confident et compréhensif, toujours à mes côtés, il sait que ma vie n’est pas simple. Il est là, le voir, lui parler, dîner ensemble restent des moments précieux de ma nouvelle vie.

Revoir une copine d’enfance, malade mais goulûment pêchue, m’empêche de geindre. Elle a un cancer du sein à 43 anś elle positive, elle continue à vivre, je l’admire. Je croise les doigts pour qu’elle s’en sorte.

Déjeuner ou dîner chez mes parents autour d’un bon petit plat cuisiné par mon père depuis deux jourś et d’un bon vin. Petit plaisir simple de la vie : la famille, la bouffe. Je sais que je peux compter sur eux et je les aime pour ce qu’ils m’apportent au quotidien et ce qu’ils font pour mes fils.

Aller danser avec une copine jusqu’au bout de la nuit ça me plaît également. Nos soirées sont toujours de purs moments de franches rigolades, de selfies fou-fous et nos escapades parisiennes restent mes meilleurs souvenirs de ces derniers mois. On sort quand Vanessa ?

Un an après ma séparation, j’ai déménagé deux fois, enchaîné les galères et les petits bonheurs simples et découvert la vie seule. Et c’est pas si affreux que ça tout compte fait. Je m’en faisais une montagne. J’avais des angoisses existentielles, elles ont disparu. J’avais peur de vivre sans mes fils une semaine sur deux, je m’y suis plutôt bien faite.

Je me suis séparée le 10 décembre dernier au bout de 20 ans de vie commune. Demain je fête mes 44 ans, une soirée remplie de surprises et de bonheurs. J’aime ma nouvelle vie.

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une soirée beaujolais autour d’un Vacqueyras, avec du ma nouvelle vie dedans

21 ans déjà ! 21 ans que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari, le père de mes enfants. C’était un soir de beaujolpif du côté de Belleville, j’organisais le vernissage d’une expo collective à la Piscine autour de quelques tonneaux de beaujolais. Tu noteras au passage le souci d’allier arts et vinasses. On avait pris du Duboeuf, on est pas des pouilleux, déjà que le beaujo c’est pas bon si tu tapes pas dans le Duboeuf t’es foutu.

J’avais fais tout mon carnet d’adresses en bonne poivrasseattachée de presse de compet´ j’étais étudiante en communication et je me voyais grand reporter dans des pays en guerre. Oui la Maryse Burgot des temps modernes, je vouais déjà un culte secret à Charles Enderlin. La vie en a décidé autrement je ne suis ni grand reporter et j’évolue dans le 9-2, autant dire qu’on est loin de la bande de Gaza.

Ce soir là on s’est enivré plus que de raison, on a vendu quelques toiles, j’en ai même achetée une. L’insouciance de l’âge, la dérision, ses yeux bleus m’ont envoûtée après des vacances passées ensemble entre amis quelques mois plus tôt dans le sud ouest.

Depuis ce soir de beaujolais de 1993, on n’a cessé de se voir, de vivre ensemble et de fêter ce 3ème jeudi du mois de novembre comme il se doit, autour d’un Duboeuf et de bons petits plats de chez le traiteur. Forcément en me mettant en couple avec lyonnais, pas question de boire autre chose que cette piquette au goût de banane, ou de framboise selon les années en ce 3ème jeudi de novembre.

Ce soir c’est un peu particulier, j’ai mis fin à cette tradition comme un exutoire à ma vie passée avec lui, j’ai préfère un Vacqueyras des vignerons développement durable pour mettre fin à vingt années de beaujolitude. Faut vraiment être in love pour fêter sa rencontre autour d’un beaujo mais nous ce fut notre rituel pendant 20 ans.

Ce soir, mes parents étaient là pour l’apéro, et quand on a évoqué le beaujolais nouveau j’ai annoncé que je n’en avais pas. Heureusement qu’ils sont toujours présents dans ces moments de ma vie un peu compliquée. Ces instants qui me font chaque jour tirer un trait sur mon passé et tourner la page d’une belle histoire avec deux enfants à la clé.

Demain vous qui avez bu du beaujolpif aurez mal à la tête et pas moi ;)

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Découverte des vignerons de caractère

ma famille, mes emmerdes : merci d’être là

Après mon billet  » mes amis, mes emmerdes : merci d’être là », passons à ma famille. D’abord il y a mon père, l’homme de ma vie qui me comprend sans me parler, qui n’aime pas quand je suis triste, qui m’a préservée quand j’étais jeune, au point de me faire vivre dans un monde de bisounours. Forcément fille unique de parents divorcés il a sans aucun doute culpabilisé de quitter ma mère pour une autre femme quand j’avais 4 ans. Je ne lui en veux pas, j’ai souffert de ne pas assez le voir enfant, mais depuis je me rattrape.

J’ai été surprise et émue de l’entendre pleurer au téléphone quand je lui ai annoncé mon divorce. Il a d’abord pensé aux enfants, avant que je le réconforte en lui disant qu’on ne restait pas ensemble pour des gosses, que cela en ferait des enfants aigris et nous également. Il a ravalé ses larmes et n’a cessé d’être présent depuis. Déjeuners, dîners, montage de meubles pour mon appart … Sans parler de ses sms quotidiens et de mes enfants qu’il adore garder.

À ses côtés il y a ma belle-mère, sa femme depuis 40 ans. J’ai pas toujours été tendre avec elle et pourtant elle m’a toujours considérée comme sa fille. Pour elle l’annonce du divorce a été immédiatement assimilée, intégrée et sa préoccupation principale à été ma nouvelle vie, mon futur appart, l’école des enfants. Soutien sans faille, et confidente dans mes moments de désarroi, elle a toujours su trouver les mots pour me réconforter, comme une seconde mère, qui n’a pas pu avoir d’enfant, elle a fait de moi sa fille pour toujours.

Et puis il y’a son neveu et sa nièce, mes cousins par alliance comme on dit. Pour moi ce sont comme le frère et la sœur, que je n’ai pas eu. Je les connais depuis 40 ans. Mon cousin à trois mois d’écart avec moi, ma cousine, sa sœur, 4 ans. Tous les 3 on a fait les 400 coups, d’abord chez notre grand mère le mercredi. Pendant qu’elle jouait au bridge avec ses copines, on dessinait à la craie sur des 33 tours, on faisait les cons dans le jardin. Ensuite ado, avec mon cousin on séchait le cours de tennis pour aller fumer des clopes. On faisait boire les fonds de verre d’alcool à ma cousine quand nos parents avaient des invités. On passait tous nos mercredis chez notre grand mère, on buvait des pelforth fraise en douce dans le grenier de ma maison de campagne, on fumait en cachette, on écoutait les Cure, on avait des looks de rebelleś et des coupes de cheveux chélou. Plus tard on faisait des fêtes chez nos parents quand ils n’étaient pas là, on partait en vacances sur des îles grecques faire la fête, on allait au Queen sur les Champs-Élysées ou au Pousse au crime dans le 6eme.

Un temps la vie nous a séparée, ma cousine est partie vivre à Nice, mon cousin à été gravement malade. Ça a été le premier choc de ma vie sa maladie dans mon monde de bisounours. J’avais 18 ans je m’en souviens comme si c’était hier.

Malgré la distance, ma cousine à toujours été plus ou moins présente dans ma vie et quand je lui ai annoncé ma séparation, elle m’appelait toutes les semaines, écoutait l’évolution de la fin d’une histoire qu’elle avait vu naître 20 ans plus tôt.

Puis ce fut au tour de mon cousin de m’épauler de son mieux, avec ses mots, ses sms, ses coups de fil, ses invitations. Pas une semaine ne se passe sans qu’on s’appelle.

Je ne les remercierai jamais assez. Ma famille c’est comme une tribu, un clan, on vit les bons et les mauvais moments. J’ai parfois trouvé ça pesant mais franchement ils sont mes meilleurs alliés dans cette période difficile.

Je vous aime.

mes amis, mes emmerdes : merci d’être là

Ca fait déjà un moment que le sujet tourne en boucle dans ma tête, quelques semaines que j’ai envie de poser les mots ici. Dans la vie quand tu te sépares/divorces après des années de vie commune et des schtroumphs dans tes bagages, je ne vais pas te leurrer c’est pas simple. Tu as généralement construit ta vie de couple, de famille avec des amis en couple avec des nains, t’as bien quelques célib dans tes soirées mais la majorité de ton temps tu le passes en troupeau avec des kids, ou mieux tu les refourgues à une nounou ou aux grand-parents pour te « libérer » du temps pour toi pour quelques fiestas. Tes vacances c’est en famille, tu charges la Volvo pour nous (Pigeot, Renault, Merco, Honda, raye la mention inutile) et tu retrouves amis et potes des enfants en vacances. Surtout quand ils sont petits que tu dois gérer les siestes etc … autant se faire chier s’éclater en groupe.

Alors forcément quand tu te sépares au bout de nombreuses années de vie de ménagère rangée des voitures (poke @leonor_de_b j’adore cette formule), ta cellule famille/amis en prend un coup dans l’aileron. Tu te raccroches aux branches, dans ce Koh Lanta de ta nouvelle vie, tu essayes de survivre en terrain inconnu. La vie seule je ne connaissais pas avant juillet et j’ai 43 ans. Euh oui j’ai passé 20 ans avec le même homme et avant j’ai jamais été célib plus de …. euh 15 jours allez un mois ! Et puis je vivais chez papa, j’avais pas de nain à charge, j’étudiais, bref tu vois quoi c’est différent. Désormais j’intègre la version mère de famille, MILF, celibattante et working girl. Je ne joue plus dans la même cour.

D’une vie de famille bien remplie, un mari, des nains, un crédit sur 20 ans pour une maison en banlieue, une carte de fidélité carrouf, un SUV pour charger le cheptel, je suis passée il y a 4 mois à seule avec des kids. Comme beaucoup de gens, le truc te tombe dessus vers 40 ans, tu l’as à peine venu venir. Divorce, avocat, vente de la maison, recherche d’appart, garde alternée, prestation compensatoire … ses maux que tu pensais réservés aux autres viennent hanter tes jours et tes nuits.

Puis est arrivée la période euphorique, le plaisir de la liberté retrouvée, l’énergie débordante, l’envie de vivre et revivre tout simplement. Qui a fait dire à certains de mes amis « elle a rencontré quelqu’un, tu ne trouves pas qu’elle est resplendissante dépuis qu’elle s’est séparée » … oui ne rougis pas toi qui me connais, avoue que tu y as pensé.

Après l’euphorie des débuts, l’installation, les vacances, la rentrée, l’énergie débordante est retombée. Sans prévenir la garce, elle s’est barrée et a laissé place au constat d’échec d’une vie construite depuis 20 ans autour d’un schéma traditionnel, celui qu’on nous inculque dès notre plus jeune âge.

Casser le schéma, se reconstruire, seule avec deux marmots accrochés à mes basques, pour la vie et un ex-mari sur lequel je dois compter et composer avec pour les élever, voilà ce qui me motive et me déprime parfois. Et c’est là que je compte mes amis en couple sur les doigts de mes 2 mains.

Oui les célibataires, les séparé(e)s, les veufs/veuves y’a zéro souci, j’ai même découvert de nouvelles têtes et ça me fait du bien. On sort, on boit des coups, on dîne au restau, ou à la maison, on va en boîte jusqu’au bout de la nuit (poke à ma copine Vanessa). Oui si tu m’avais dis il y a deux ans que je retournerais sur les lieux de débauche de la nuit où j’allais quand j’avais 25 ans, je t’aurais rigolé au nez.

C’est plus au rayon amis en couple, que le bât blesse. Comme si le fait de briser la cellule familiale (couple + enfants + monospace + maison) m’avait changée à tout jamais et fait de moi une paria, comme si j’étais devenue une reine de la nuit qui ne pensais qu’à faire la bringue ou batifoler. Oui j’exagère c’est mon côté sang du sud ça.

J’ai bien sûr mes vieux potes de toujours, ceux qui sont là quand tout va comme quand tout ne va pas. En fait ils sont pas nombreux ces couples qui ne me lâchent pas et me lâcheront jamais, que je peux appeler pour une soirée beuverie, refaire le monde ou faire un break au vert en Normandie. Ils se reconnaîtront s’ils lisent ce billet. Evidemment 25 ans d’amitié, parfois moins, c’est pas mon divorce qui leur fait peur et je les aime pour ça et bien plus encore parce qu’ils sont mes amis pour la vie et leurs conjoints respectifs également. Coup de blues ? Viens à la maison. Coup de mou, besoin de repos ? Viens à la campagne blogdel, profite on est là.

Et puis au rayon amis en couple, il y a ceux qui disparaissent. Je ne les vois plus, mon ex non plus. Je pense sincèrement que notre séparation a remué un truc « pourri » dans leur propre vie de couple, dans leur routine, au bout de tant d’années de vie commune. Je ne juge pas, je constate. Mais ceux là ne me manque pas. Je veux pas être le nombre impair qu’on se sent obligé d’inviter en soirée, le boulet qu’on traîne et qu’on essaye de caser avec le celib qui traîne. Non ça va, je me débrouille seule, évitez-moi les plans pourris.

Et les couples de copains qu’on s’était fait ensemble ? Ceux là sont partagés, partagés entre lui et moi mais parfois pas. Là je pense à des couples d’amis qu’on a connus par les enfants. Tout dépend du degré d’amitié, mais je sais que je peux compter sur UN couple, débarquer à l’improviste, qu’ils m’accueilleront à bras ouvert. Et en plus qu’ils feront de même avec mon ex. Et ça me plaît, pas besoin de choisir entre lui ou moi.

Ce qui me plaît aussi dans cette nouvelle vie, c’est de pouvoir compter sur de vieux amis, seul(e) ou en couple, que je retrouve après quelques années, voir de longues années d’absences. Des potes divorcés, une amie d’enfance qui veut me changer les idées …

L’essentiel pour moi c’est de rester entourée des meilleurs, de faire le tri, de faire le ménage dans les amis/connaissances pour profiter de ma nouvelle vie . Et ça c’est fait, tu vois en à peine un an, je sais déjà sur qui je peux compter.

Et merci d’être là pour ces moments moins joyeux de ma vie et ses franches rigolades également. Hasta luego.

les petits bonheurs simples #5

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Mon chaton Hortense

Au milieu de mes galères, séparation,  fuites et dégâts des eaux. Hier soir c’étaient les grandes eaux de Versailles dans ma salle de bain, je positive et je te poste 3 petits bonheurs
– le dernier Woody Allen, j’en suis ressortie avec le sourire aux lèvres, c’est beau, c’est frais j’ai aimé
– les 3 heures passées avec ma copine duchesse hier à papoter après un long long mois sans se voir .
– les photos de mes kids en vacances à Houlgate avec leur père et de retour bientôt dans ma maison. J’ai remis tout en ordre s’il ne voit pas le trou dans le plafond de la salle de bain le dégât des eaux n’est qu’une vieille histoire.

La vie est une jungle mais elle réserve son petit lot de bonheurs et de joie.

Je pense déjà à mes prochaines vacances

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Port de la Rochelle

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Tout simplement heureuse

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Vue sur la Rochelle

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Muffins party avec les kids

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En bottes en haute Normandie

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Petit week end entre vieux potes

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Je murmure à l'oreille du cheval t'as vu son regard

Et voilà c’est fini. Retour au bureau. Vivement les prochaines vacances

Missblogdel ou misscatastrophe ?

En fait je devrais rebaptiser mon pseudo par Miss catastrophe. Si si je t’assure j’ai du être sacrément méchante dans une autre vie. Je ne sais pas par quel bout commencer tellement j’enchaîne les catastrophes.

Allez je me lance on va commencer par les chutes. Je suis une spécialiste de la cascade, la première fois j’ai dévalé l’escalier de ma maison et fini comme une merde par terre. Même pas saoule t’imagines. 3 semaines de plâtre et des béquilles et depuis je suis fragilisée de la cheville droite. Après on ne compte plus mes exploits, même Pierre Richard à côté c’est de la rigolade.

J’ai ripé dans un escalier dans le métro et terminé avec une entorse au doigt, j’ai glissé comme une bouse sur des feuilles mortes en automne et fini avec une luxation de la cheville, j’ai saccagé un magasin Picard en me niquant le pied en tong contre un présentoir et fini carpette avec un sac de petit pois congelés sur la patte avant d’être évacuée par les pompiers. Le mythe du pompier sexy tu oublies tout de suite, se faire évacuer sur un brancard, pimpon pimpon et finir dans la cour des miracles ça c’est fait.

Là on en arrive à mon épisode expérience avec le corps médical. Sur ce coup là tu peux m’envier ou pas mais j’ai la fâcheuse tendance à tomber sur des urgentistes beaux gosses. Faut bien une compensation à tous mes malheurs, non mais oh !

Alors l’urgentiste pour la cheville au petit accent méridional de la clinique d’Ermont je l’ai croisé deux fois, il est plein d’humour. J’ai enquillé sur la bombe atomique du service des urgences gynécologiques de ….. Bip je le garde pour moi celui la. Tout de façon le beau gosse que j’ai croisé au milieu d’un couloir, alors que j’avais des yeux de pandas parce que j’avais pleuré comme une madeleine, à la pose de la perfusion par une infirmière perverse, et qui m’a examinée avec une cour d’internes digne d’un épisode de docteur House j’avais aucune envie de le revoir. 1. C’était pas prévu je n’étais pas épilée correctement 2. J’ai été examinée comme de la barbak pour bbq au milieu d’un couloir 3. J’aurais béni le ciel pour voir un vilain bedonnant aux cheveux grisonnant et des pellicules arriver 4. La blouse cul nue et les chaussons d’hosto ça rendrait même Gisèle Budchen vilaine ! Franchement moi mon gynéco c’est un vilain monsieur depuis quand les mannequins font chef de service gynéco ? Hein. Évidemment quand il ma rappelée sur mon 06 pour prendre des nouvelles de …. mon utérus #ohwait quelle conscience professionnelle, j’ai cru défaillir. Surtout que je venais d écrire un billet de blog sur lui. Huhuhu !!!

Bref côté urgences j’ai aussi dans mes tablettes deux dentistes à te présenter si t’es sage. Le premier en région parisienne Salomon « quoi Salomon est juif ? » Pardon c’est mon hommage à Louis de Funes. Lui je l’ai vu parce que j’avais la bouche en feu et que je souffrais le martyr. Bilan : une gingivite et un dentiste qui veut revoir ma bouche 1 mois après. Je t’assure que la bouche ouverte avec sa tête d’Apollon au dessus de toi, tu vas tout de suite mieux ;) non c’est pas ce que tu imagines. Après il à voulu me refourguer un implant et des façades sur 6 dents de devant pour avoir un sourire ultra-brite. Euh je te rappelle juste que je suis venue pour une gingivite et que j’ai pas 5000 euros à lâcher pour des façades et le sourire de Gisele Bundchen. À choisir je préfèrerais avoir le cul de Beyoncé ! Et puis ça va elles sont belles mes dents merde !

Après ce fut le tour de mon fils. Ah non c’est pas un alibi mon fils. Ce con à réussi à nous faire un abcès pendant les vacances dans le sud ouest cet été. Et la serveuse du bar de la plage qui me file les coordonnées du dentiste le plus proche et dispo en août, je la bénis en fait. Alors c’est vrai que quand tu arrives dans le cabinet et que tu vois un surfeur avec des Vans, et une blouse verte tu te demandes juste si tu ne t’es pas plantée d’adresse. Évidemment quand tu vois la salle de tortures qui te rappelle tes séances d’orthodontie quand tu étais ado tu comprends que non tu n’es pas au surf shop d’Hossegor mais bien dans un cabinet dentaire. Et quand ledit dentiste ouvre la bouche, bah oui ça lui arrive il parle et te dit que ton fils à un abcès et qu’il va falloir revenir dans une semaine pour lui arracher sa maudite dent de lait après huit jours d’antibiotiques, finalement tu te dis que la serveuse du bar de la plage est un ange. Ah oui j’omets de te dire que le soir même pour fêter ça j’ai enfourné plein de carambars et j’ai perdu une couronne, qu’il a fallu que je revois le dentiste landais au bel accent du sud seule ;) oh ça va tu crois que depuis j’ai arrêté les carambars ???

Promis je te fais un petit guide illustré du corps médical en France avec trombinoscope et photos à l’appui, le tout en PowerPoint sur comic sans ms.

Et si tu as des animaux la dernière en date c’est que mon Hortense, une petite chatte que j’ai depuis une semaine a déjà eu l’audacieuse idée de sauter par la fenêtre, du 4ème étage et de ne se fouler que légèrement la patte. Les chats sont agiles mais 4 étages c’est haut. WTF Et autant te dire que si tu cherches une véto sympa et mignonne j’ai ça également dans mes tablettes.

En résumé, protège toi bien, chope un bon anti virus parce qu’on ne sait pas si c’est contagieux mais j’organise un casting de marabouts pour me faire désenvouter d’urgence et j’ose pas mettre les nouvelles bottes à talons de peur de finir aux urgences du Chesnay. Ah tiens je ne les connais pas les urgentistes des Yvelines ;))

Édit : on a eu très peur pour notre Hortense mais elle va bien.

Édit 2 : je te kiffe mais j’ai besoin de repos. Déjà que je n’écrivais pas beaucoup sache que je prends du bon temps et je me casse à la Rochelle et aux Andelys pour les vacances. Croise les doigts pour moi ;) y’a des urgences pas loin ?

Édit 3 : si tes sage je te raconterai comment le mythe du plombier sexy s’est effondré et que finalement il n’y a que dans despe housewives qu’on trouve un BG comme Mike Delfîno

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oui j’ai lu le bouquin de Valérie Trierweiler

T’imagines toi apprendre par un communiqué de presse laconique que ton mec te quitte ? Tu imagines toi qu’en plus d’être la risée du monde entier tes potes et relations pro te SMS ce jour là pour te réconforter ou pas ? T’imagines que non content de te larguer ledit mec se tape une femme du show biz depuis des années déjà ? T’imagines que la rumeur courait des couloirs de l’Elysée aux rédactions parisiennes et même en province et qu’elle t’es même arrivée aux oreilles ? T’imagines juste que t’es le dindon de la farce et qu’en plus ce mec là c’est le Président de la République pas Jean Luc de Sarcelles (j’ai rien contre Sarcelles je ne connais pas) ?

Alors voilà j’ai lu le livre de Valérie Trierweiler parce qu’on me l’a envoyée et parce que je voulais connaître l’histoire, son histoire, pas celle des coulisses du pouvoir, je m’en tape de ses conseillers de l’Elysée, de leur appart de la rue de Cauchy, des coulisses du pouvoir, ce qui m’intéressait juste c’est l’histoire de cette fille sortie de sa ZUP d’Angers, devenue journaliste politique et amoureuse de celui qui deviendra Président de la République puis humiliée comme dans un mauvais feuilleton digne d’une série B sur M6.

Et détrompe toi, Merci pour ce moment, tout le monde s’en est moqué, à dit qu’elle faisait ça pour se faire du blé, que c’était une grande manipulatrice.
Mais « merci pour ce moment » c’est précisément l’intitulé du SMS qu’il lui a envoyée après leur première nuit et le fameux baiser de Limoges. Perso se faire emballer à Limoges c’est du lourd, y’a plus romantique que. Limoges (je ne connais pas Limoges non plus mais à part sa porcelaine Limoges ça vend du rêve).

Merci pour ce moment c’est un peu le Voici que tout le monde lit en cachette chez le coiffeur et dont tout le monde va se moquer, dire que c’est mal écrit parce que ça se fait de dire qu’elle écrit avec ses pieds.

Et tu vois a la lecture de ton bouquin, j’ai envie de dire bravo Valoche mais comment t’as pu tombé aussi bas. Non parce que franchement t’as tout pour toi, la classe, la beauté, t’aurais pu te faire les plus beaux mecs de la finance ou même Arnaud Montebourg ou Francois Baroin (rien que pour sa voix pas pour ses idées), comment t’as pu tombé amoureuse de ce goujat qui t’as ridiculisée aux yeux du monde entier. L’amour est aveugle et le pouvoir rend beau, je ne vois que ça. Ceci dit tu y a cru à ce mec, tu l’as dans la peau, tu as senti le coup de foudre venir et même Ségolène l’a senti l avant même que vous vous rouliez des galoches comme deux adolescents à Limoges (arf Limoges faudra que j’aille y faire un saut, si c’est un spot à amoureux). Les femmes sentent ce genre de choses et je fais confiance à Ségolène pour avoir vu le coup venir.

Tes années de journaliste politique à le fréquenter, son charisme (ah bah oui pas ses costumes que tu as refilé à des associations caritatives pour le relooker), sa culture, son ambition, tu as tout aimé chez cette homme, au point de quitter un mari brillant et des enfants. Au point de vivre dans l’ombre pendant des années, comme une inconnue lors de certains meetings, comme une figurante en représentation journalistique, comme une fan pour éviter que ses enfants te fustige.

Et puis il y’a eu la campagne présidentielle, tu as senti que tu le perdais déjà un peu, qu’il te faudrait prendre rdv avec Le Foll pour le voir, que tu n’étais plus qu’un élément du décor, ça t’as rendu dingue et je te comprends. Un élément de son décor de présidentiable (Cécilia s’est barrée avant pas folle la guêpe), que ce rôle de première Dame ne te collait pas, mais que tu as du abandonné le journalisme politique pour t’y adonner avec entrain par amour pour lui.

Amoureuse folle tu as été, amoureuse tu l’es encore même après le coup de pute qu’il t’a fait. C’est facile de rire ou de faire du fric sur le dos d’une femme trahie, la presse people s’en ait chargée pour toi.

Comment tu vas te reconstruire après cette rupture ? Comment tu vas pouvoir sortir dans la rue sans qu’on te plaigne ou qu’on rigole. Franchement j’aimerais pas être toi Valoche, j’aimerais pas être cette femme, humiliée, trahie, trompée et livrée aux paparazzis comme à une meute de chiens sauvages qui cherchent à te traquer comme ils ont traqué. François et Julie Gayet ou le chauffeur qui portait des croissants au petit matin, rue du Cirque. Comment peut on être aussi con que l’a été FHpour se gauler comme un débutant ?

C’est le quotidien des personnages publiques mais je ne vous envie pas, j’imagine juste l’enfer de sortir de chez toi avec une sale tronche et d’avoir ses photographes en embuscade prêt à tout pour zoomer ta gueule de déterrée à la sortie de l’hosto. J’imagine le choc que tu as eu en voyant la photo de ton François sur son scooter comme un banal mec qui va rejoindre sa maîtresse, alors qu’il gouverne la France. Quel con ce con !

Mais tu vois ce qui m’a touchée dans ce livre c’est que c’est celui d’une femme raide dingue amoureuse de ce petit gros mal sapé qui préside la France. Que toi, cette femme qu’on a qualifié de grande manipulatrice se retrouve sous médocs et à grands coups de psychanalyse pour sortir de cette relation, de cette rupture violente et avec ce mec que tu croiseras à chaque coin de rue, chaque kiosque de journaux, à chaque fois que tu regarderas le JT. Bref c’est pas gagné, l’industrie pharmaceutique et les meilleurs psy de la planète vont avoir du mal à te faire oublier cet homme. L’asile politique me semble la seule issue, à Madagascar ou ailleurs.

Et quand tu penses qu’après t’avoir fait le coup du mec en scooter qui se fait porter des croissants chez sa maîtresse par son chauffeur, il espère se faire pardonner à coups de SMS ou de bouquets de fleurs dans tous les endroits de la terre où tu te rends, mais moi je dis RÉSISTE Valoche tu mérites mieux que ce mec que tu as aimé, aidé, pour lequel tu as sacrifié ta carrière de journaliste politique pour devenir première potiche de France.

Nan sans déc. Je ne suis pas outrée que tu te fasses du blé en publiant un pamphlet sur ton histoire avec François, que tu règles tes comptes dans un livre, parce que ton métier de journaliste c’est toute ta vie et que j’ai toujours pensé que l’écriture était un exutoire à nos vies parfois compliquées et permettait de sortir des épreuves de la vie. Écrire pour oublier, écrire pour s’en sortir. La tienne est la pire histoire qu’il puisse arriver à une femme. Le monde à le droit de savoir que tu as souffert, que tu souffres encore et que tu souffriras longtemps de cette histoire.

Je te souhaite plein de bonheur dans ta future vie.

Édit : perso je refilerais beaucoup de pognon des droits d’auteur à une œuvre caritative voilà c’est dit

Édit 2 : je vais me faire un Katherine Pancol pour décompresser de cette lecture douloureuse, Muchachas par exemple

moi aussi je traine des casseroles *billet avec du moi dedans

J’ai lu récemment http://maviematerielle.com et le billet de Leonor de B et d’un coup j’ai arrêté de me la jouer cool, genre tout va bien la vie est belle et je vis bien ma séparation. Oui je sais comme m’a dit une amie « tu es une grande menteuse, tu ne te dévoiles pas, tu es cette fille capable de faire la folle en soirée et mettre une couronne sur ta tête ». C’est vrai je le fais pour faire rire mes amis et parce qu’ils sont ce que j’ai de plus précieux après mes enfants, dans cette douloureuse épreuve de la vie.

20 ans avec Brad c’est pas rien, c’est la moitié de ma vie … Ce sont des millions de bons souvenirs, des projets d’avenir que j’ai mis dans un coin de ma tête pour aller de l’avant et me reconstruire.
Du jour au lendemain ou presque j’ai rayé de ma vie les projets les plus fous que nous avions, nos vingt ans de vie commune, nos partages et nos échanges pour vivre seule. Seule je n’avais jamais vécu. Au début c’est fantastique c’est l’euphorie tu vis à 100 à l’heure.

Je vais bien, je vis bien, je suis installée dans un appartement qui me plait, que j’ai décoré avec goût et d’un coup d’un seul je n’ai plus rien à faire, si ce n’est cogiter, penser à mes enfants, à leur avenir, au mien. Et c’est là que les vieux démons surgissent, envahissent mes nuits et viennent me rappeler que comme Leonor, je traine des casseroles.

Parce que voilà à 20 ans, je ne suis pas la même femme qu’à 43, je suis capable de passer du rire aux larmes, de la joie à la tristesse sans vraiment savoir pourquoi. Enfin si je sais … 20 ans ça ne s’oublie pas en trois mois, 20 ans à se reposer sur l’épaule d’un homme avec des preuves d’amour c’est beau, c’est reposant, c’est une belle histoire, c’est une histoire que je n’oublierai jamais et que j’ai peur de ne jamais revivre. Et du jour au lendemain, fin juin, je me suis retrouvée propulsée seule dans une nouvelle vie avec deux beaux garçons à charge qui me font comprendre chaque jour que je n’ai plus 20 ans.

Récemment lors d’une soirée girly, mes copines mariées m’ont demandée alors « épate nous raconte nous ta nouvelle vie de célib, tu sors tous les soirs quand tu n’as pas tes nains ? » Et là j’ai répondu « non je ne sors pas tous les soirs, je vis bien, je sors quand j’en ai envie, je vais dans des bars, des boîtes avec ma copine Vanessa, je rentre quand j’en ai envie, je bouffe n’importe quoi sur la table basse et si j’en ai envie je laisse traîner mes pompes dans le salon et j’ai pas un mec qui ronfle à mes côtés ». Ça c’est le bon côté des choses, cette liberté retrouvée que j’aime. Je dors en travers dans mon grand lit, comme une conne au début je dormais du côté droit comme s’il était toujours à côté de moi et un jour j’ai découvert que je pouvais dormir en travers si je voulais. Mais en vrai je voudrais dormir dans les bras de quelqu’un que j’aime et qui m’aime et ça c’est pas gagné. Parce que oui je traine des casseroles j’avoue.

Sauf que tu vois la vraie vie à 43 ans c’est pas de faire la bringue tous les soirs, même si ça a du bon de se sentir libre, c’est pas toujours funky de rentrer et de se retrouver seule avec soi même certains soirs. Oui je suis une grosse menteuse, oui je ne te dirai jamais quand ça va mal, mais je suis contente de pouvoir compter sur les mêmes amies quand j’ai des coups de blues.

Parce que oui je ne suis pas Wonder Woman, je ne suis pas cette femme infaillible capable de mener avec brio (encore et toujours ce fameux brio comme un leitmotiv à ma nouvelle vie) la vie d’une maison seule et des soirées arrosées en permanence. J’ai mes failles et mes faiblesses, j’ai parfois envie de calme, de câlins et de partager autre chose qu’un bon verre de Champagne ou de pinard avec des potes.

Je suis une fille et une fille c’est compliqué. Voilà tu sais que moi aussi comme Léonor je traine des casseroles et que j’ai peur, peur de la vie après une rupture, peur de ne pas réussir avec mes enfants, peur de ne pas concilier travail, vie de maman et ma nouvelle vie de femme celibattante avec ses angoisses existentielles.

Je vais y arriver je le sais, mais le chemin sera long.

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